Article que personne ne lira et tant mieux, étant donné que j'ai abandonné ce blog depuis plus d'un an, mais étant donné que je ne peux pas écrire en toute liberté sur le nouveau, alors je vais faire ça ici, c'est le seul moyen. Ma vie a changé depuis le temps, j'ai beaucoup de nouveaux amis, j'ai fait beaucoup d'autres concerts, j'ai fumé beaucoup de paquets de cigarettes. Je trouvais ma vie assez bien jusqu'à peu de temps, maintenant, ce n'est plus pareil, trop de choses sont arrivées. Je les supportes, je fais comme si les problèmes que j'ai n'étaient pas les miens, comme s'ils ne m'affectaient pas, mais malheureusement, ce n'est pas le cas. J'essaye de ne pas voir les choses en face, de faire abstraction de certains faits pourtant bien réels. Des faits qui ne me font pas souffrir, c'est un trop grand mot, mais qui sont loin de me laisser indifférente, ils m'obsèdent et me blessent légérement. Ils sont tous, depuis le début, arrivés à cause d'un trop fort taux d'alcool dans le sang, de soirées bien arrosées, qui me font dire soit n'importe quoi, soit ce que je pense vraiment, mais de toute façon, ils s'achèvent par un 'ok'. Comme aurait dit mon professeur d'histoire de troisième, qui était un type génial 'ne dites pas ok, c'est une expression débile, vous savez ce que ça voulait dire en réalité ? Pendant la guerre, cela signifiait 0 killed, ce sont les gens peu cultivés qui disent ok'. Pourtant tout le monde le dit, moi la première. Il y a des 'ok' simple, d'aprobation, des 'ok' utilisé quand une personne nous dit quelque chose qui nous importe peu (coupant net la conversation). Et puis il y a ce 'ok', horrible, même si j'avais bu une demi bouteille de vin, de la bière trouvée par terre. Il n'était pas approprié, car quand une personne vous dit qu'elle vous aime, on ne répond pas ok, c'est la pire chose qu'on peut lui faire. Et quand ces deux lettres sont sorties, celle qui les a écrites devrait arrêter de parler au destinataire, cela vaudrait surement mieux pour sa santé mentale. Ou du moins, le temps que cette personne s'en remette. Ca peut prendre un certain temps, ou pas, mais là n'est pas la question. La question c'est juste qu'il faut avoir le courage d'affronter ses problèmes, et ne pas écrire deux lettres pour s'en débarasser, c'est trop facile, et assez détestable. Il faudrait que je comprennes mieux la psychologie masculine sans doute, mais celle-ci est difficile à cerner. J'écris tout cela certes, mais je ne prends pas mes problèmes en face non plus, je n'ai pas le cran d'en reparler, mais après tout, pour dire quoi ? 'Hello, c'est insupportable de répondre ok à un truc aussi sérieux, alors dis autre chose, ce serait cool, j'arrêterais peut-être de penser qu'au fond de moi je suis une pauvre meuf à qui on répond ok quand elle dit ce genre de choses, merci de ta compréhension'. Le lendemain, j'étais en crise de nerfs totale. Et puis, il y a eu la Japan Expo. Là j'ai pensé qu'il avait crut que j'étais ivre. J'ai donc demandé au meilleur ami de la personne concernée (j'avais encore trop bu, car évidement, je n'arrive pas à parler de ces choses là en étant sobre, ce serait trop difficile, je choisis le moins contraignant) si c'était le cas. Cet ami m'a répondu que peut-être. Quelques jours plus tard (un peu moins d'une dizaine), après un bal des pompiers, un restaurant et une fin de soirée bien arrosée, je me suis connectée sur msn, sans but, juste pour voir qui était dessus. Un cigare plus tard, le meilleur ami me demande s'il je souhaiterait qu'il parle de ce que je lui ai dit à la personne aillant répondu ok. Au début, je refuse, évidemment. Et puis, la liqueur de Steph me montant de plus en plus à la tête, j'accepte, pensant que je ne pouvais pas tomber plus bas. Finalement si. Je ne sais même pas ce qui a été dit dans leur conversation, à par que OK était déjà au courant à cause de la fois précédente. Le reste, je n'en ai pas grands souvenirs. Je suis allée me coucher, en faisant trop de bruit, ce qui a réveillé ma soeur, à qui j'ai dit qu'il fallait être gentille avec moi, j'en ignore la raison. Le lendemain soir, j'ai appelé ma meilleure amie, avec une voix de dépressive à ce qu'il parait, et je lui ait dit que ce problème était sien, elle qui rêvait tellement de s'en occuper. Elle appela l'autre personne concernée pour lui demander ce qu'il en pensait. Après ok, que répondit-il ... suspens : 'j'en pense rien'. Pire que ok ? A voir ? Ce qui est sûr c'est que cette réponse ne m'a fait ni chaud ni froid, elle m'est passé au dessus de la tête, je m'en fiche royalement à l'exterieur, intérieurement, j'y travail. Il y a plusieurs morales envisageables. Première : ne tombez pas amoureuse d'une personne susseptible de vous répondre ok, vous ne serez pas satisfaite. Deuxième : Ne répondez ok sous aucun cas, sauf si la personne à qui vous le dites le mérite vraiment, sinon évitez. Je pars dans un délire lamentable toute seule, c'est sans doute la fatigue et les nerfs qui lâchent.